Salut à tous!
Ca fait un moment que je n'ai plus écrit. Pas l'envie, pas le temps, pas d'inspiration...
Puis dernièrement, il y a trois semaines environ, nous sommes partis en tournée dans le nord-est de la France, à Forbach très exactement... ceux qui suivent ici au premier rang, et je les en félicite, ils auront un bon point et le droit d'aller choisir une surprise dans la boîte cadeaux à la fin de l'article; ceux qui suivent donc savent que cette ville ne m'est pas étrangère, que j'y ai déjà attendu un train interminablement suite à un problème mécanique de ma voiture et que cette aventure là ne m'a pas laissé un super souvenir.
Ceux du fond iront relire les derniers articles pour se remémorer le contexte exact. Et ils se rappelleront par la même occasion que je travaille actuellement pour une compagnie de théâtre de la Drôme qui tourne avec ses spectacles un peu partout en France.
Coïncidence, hasard, destinée? Toujours est-il que le festival (c'est un bien grand mot) Bataille de Rue de Forbach a décidé de faire venir le dernier spectacle Histoires de Coeurs dans ses rues afin d'égayer la population, qui par ailleurs en a bien besoin. Comme quoi c'est marrant la vie des fois, me voilà reparti pour la ville de Forbach où je m'étais juré de ne plus jamais remettre les pieds il y a quelques mois à peine! Le piège était trop gros pour ne que je n'en parle pas ici.
En route pour Forbach donc, à la frontière franco-allemande, 8km de Saarbruck. Laissez votre imagination divaguer au départ de ce nom: Forbach. Je suis à peu près certain que la majorité d'entre-vous auront en tête des bretzels géants, de la choucroute, des litrons de bière fade servis par fraulein Greta sous l'oeil vigilant de Heinrich et de ses camarades moustachus, pas fort accueillants de prime à bord...
Ha! Quelle imagination dites-moi!
Somme toutes vous n'auriez pas tort, enfin je veux dire que si on suit la sacro-sainte règle des préjugés, on est en plein dans le vrai, voire dans le pas faux! Et bien détrompez-vous. Point de bretzels géants, point de bonne grosse choucroute locale puis Greta était apparemment en voyage avec Heinrich et ses amis moustachus, enfin pas tous quand même. A la place je vous mets des Kebab jusqu'à en avoir les dents du fond qui baignent, de très bonnes Triple Karmeliet servies à température idéale et des nouveaux amis motards du cru ma foi plus que sympathiques! Pas du tout ce à quoi on s'attendait pour résumer.
Enfin pas complètement. Certaines réflexions véhémentes lors du montage de la yourte (oui, ce spectacle se joue sous une yourte mongole, vous savez, l'ancêtre de la tente 2secondes) nous ont tout de même rappelé que la France se décline aussi en bleu marine. Qu'il est très difficile voir incompréhensible pour certaines personnes d'associer les notions travail-artiste-culture. Qu'il est plus facile de tirer à boulets rouges sur l'inconnu plutôt que s'y intéresser. Qu'une bande de saltimbanques écervelés peuvent faire plus peur que des uniformes bien alignés marchants de concert.
Et puis se rendre compte à quel point l'accès à la culture et la présence culturelle est importante pour une ville, communauté, un territoire, pour l'éducation, pour l'ouverture d'esprit. C'est toujours quand quelque chose manque qu'on se rend compte de son importance. Jouer dans un tel contexte n'était pas gagné d'avance. Oui les représentations ont étés difficiles, hasardeuses, laborieuses. Oui, malgré une super ambiance d'équipe le week-end fut rude. Mais oui au final ce fut utile et instructif. Oui cette rencontre fut positive, autant pour les spectateurs que pour les artistes. Arriver à faire comprendre certaines choses aussi basiques tel que le respect du comédien pendant une représentation sur 2 jours est déjà une victoire en soi!
Bref cette tournée à Forbach n'a pas laissé indifférent. Et c'est tant mieux!
Du reste je me plais pas mal ici, le climat, les gens et surtout le travail ne me font pas regretter mon choix de ce stage dans la Drôme. Un mois de juin fort chargé en tournées, juillet de la même trempe, août sera partagé entre la Suisse et la France. Quand à septembre, qui sait?
Allez ceux du premier rang peuvent aller choisir un petit tchinis dans la boîte à cadeaux.
1. la yourte à Forbach
2. vue sur le Vercors depuis le pic de Saou
3. "le peintre de l'hiver"
4. on fait la file pour nos spectacles!
5. à table, sous la yourte
5. coucher de soleil depuis Francillon, repère de hippies
...qui n'a rien trouvé d'autre pour titrer ces textes, recueils d'impressions, réflexions, expériences de voyage!
lundi 28 mai 2012
mercredi 29 février 2012
Vieux papier
Dernièrement je suis retombé sur un un texte que j'avais complètement oublié. En le relisant je me suis souvenu du moment où je l'ai écrit. Je devais me rendre à Strasbourg pour plusieurs semaines et je suis tombé en panne sur l'autoroute avec ma (nouvelle) voiture. Toujours agréable. Surtout à une centaine de kilomètres seulement de ma destination. Changement complet de programme du coup. Avec une arrivée finale vers 23h au lieu de 16h. J'ai écrit en attendant un train dans une gare paumée à la frontière franco-allemande. Tentative de relativisation dans un moment passablement énervé. Ennui, occupation de l'esprit pour tromper une attente bien longue. C'était au début du mois d'octobre 2011. Extrait.
____________________________
Eviter la routine, s'engluer dans une logique casanière, croire que tout va s'enchaîner parfaitement, sans accros, sans petit grain de sable. Utopie encore une fois vérifiée. Sortir de ce cercle tranquille. Partir, voyager. Décider de partir, de voyager. Le voyage nous gratifie quelques fois d'un bonus, d'un extra, d'un "y'a un peu plus, je vous l'mets?" Il ne se passe pas comme prévu. Il joue avec nous. Il se joue de nous. Et lorsque c'est le cas, on se dit souvent "mais quelle merde!" Et c'est souvent vrai.
(...)
Décidément mes pérégrinations alsaciennes, ou tout du moins mes trajets liés à cette région sont un grand n'importe quoi. Il y a un an c'était grève des TGV et compagnie, surchargé de bagages, éreinté de fatigue. Et là PAF comme de par hasard, une foutue panne de merde sur l'autoroute. Et allez que je vais arriver à je sais pas quelle heure, et allez que ça va me coûter un bras cette histoire, ... En passant ça me fait penser qu'une fois revenu en Belgique il faudra que je prenne une assistance à l'étranger. Ben oui, en plus de tout ça j'ai même pas d'assistance à l'étranger. Franchement, j'y suis bien profond là.
(...)
Mais le fait même d'être en galère est bénéfique. Et c'est après coup qu'on prend véritablement conscience de ça. C'est bénéfique car ce n'est pas prévu. Et notre façon de réagir, d'agir nous permets de mieux se connaître, de s'expérimenter. Et en principe d'acquérir plus d'assurance. Ça me fait penser à ce héros de bande dessinée qui pars en croisade contre l'imprévu. L'éternel combat entre ce qui est fixé, figé, arrêté et les coups du sort, les coups durs, les coups de sang qu'on a pour habitude d'appeler "aléas de la vie".
___________________________
Voilà, extraits je vous disais, choisis évidemment. Le reste n'est soit pas intéressant et a pour objet le sens de la vie façon philosophie de bas étage bis repetita ou d'une contenance que la décence et un bonne auto-censure m'empêche de publier ici.
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Eviter la routine, s'engluer dans une logique casanière, croire que tout va s'enchaîner parfaitement, sans accros, sans petit grain de sable. Utopie encore une fois vérifiée. Sortir de ce cercle tranquille. Partir, voyager. Décider de partir, de voyager. Le voyage nous gratifie quelques fois d'un bonus, d'un extra, d'un "y'a un peu plus, je vous l'mets?" Il ne se passe pas comme prévu. Il joue avec nous. Il se joue de nous. Et lorsque c'est le cas, on se dit souvent "mais quelle merde!" Et c'est souvent vrai.
(...)
Décidément mes pérégrinations alsaciennes, ou tout du moins mes trajets liés à cette région sont un grand n'importe quoi. Il y a un an c'était grève des TGV et compagnie, surchargé de bagages, éreinté de fatigue. Et là PAF comme de par hasard, une foutue panne de merde sur l'autoroute. Et allez que je vais arriver à je sais pas quelle heure, et allez que ça va me coûter un bras cette histoire, ... En passant ça me fait penser qu'une fois revenu en Belgique il faudra que je prenne une assistance à l'étranger. Ben oui, en plus de tout ça j'ai même pas d'assistance à l'étranger. Franchement, j'y suis bien profond là.
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Mais le fait même d'être en galère est bénéfique. Et c'est après coup qu'on prend véritablement conscience de ça. C'est bénéfique car ce n'est pas prévu. Et notre façon de réagir, d'agir nous permets de mieux se connaître, de s'expérimenter. Et en principe d'acquérir plus d'assurance. Ça me fait penser à ce héros de bande dessinée qui pars en croisade contre l'imprévu. L'éternel combat entre ce qui est fixé, figé, arrêté et les coups du sort, les coups durs, les coups de sang qu'on a pour habitude d'appeler "aléas de la vie".
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Voilà, extraits je vous disais, choisis évidemment. Le reste n'est soit pas intéressant et a pour objet le sens de la vie façon philosophie de bas étage bis repetita ou d'une contenance que la décence et un bonne auto-censure m'empêche de publier ici.
dimanche 26 février 2012
Reprise de plume
Ça y est, je recommence à écrire. Ça fait un bout de temps que je ne me suis plus prêté à l'exercice. Du coup l'interface de gestion du blog a complètement changé, j'ai mis un quelques instants à m'y retrouver! Mais voilà qui est chose faite. Je recommence à écrire donc. Logique, je suis en voyage. Et j'avoue que celui-ci n'est, jusqu'à présent, pas désagréable. Je suis - enfin - bien installé, sur le plan matériel autant que sur le plan intellectuel. Ce qui me permet de prendre le temps de rédiger ces quelques lignes.
J'ai redécouvert avec plaisir les sensations familières et excitantes liées à quelque chose que tout le monde a connu une fois dans sa vie au moins, l'arrivée dans l'inconnu. Les premiers réflexes, s'orienter, absorber l'endroit, repérer les bons plans et basculer dans un état d'esprit éveillé, ouvert et attentif. Se balader, se perdre, fouiner à la recherche de la vibration cette ville nouvelle, la taquiner, voir ce qu'elle a dans le ventre. L'apprendre.
Les réponses ne sont pas convaincantes, dans un premier temps. On se fait toujours une idée fausse d'un endroit tant qu'on y a pas mis les pieds et forcément, on l'idéalise. Et ça je l'avais un peu oublié. Mais au fur et à mesure se révèle un potentiel qui me donne encore plus faim. C'est vrai que le soleil et la température clémente pour la saison (de mon point de vue) aiguisent l'appétit.
Une amie me disait "Ha ouais tu vas habiter en France… Tu vas voir, il faut gratter un peu pour trouver, mais il y a des gens bien." J'ai commencé à gratter Mascha et tu n'as pas tort, ça se vérifie!
Puis mine de rien la région est pas dégeulasse. Je traverse le Rhône (via le pont Mistral, ça ne s'invente pas) et je suis en Ardèche, le parc naturel du Vercors est à l'opposé, à 20 minutes de voiture... Il y a pire! Tout ça nous promet des belles randonnées le week-end, c'est certain.
Une belle région et un beau patrimoine également. D'ailleurs je suis à l'instant (cette après-midi en fait, lors d'une balade) dans la salle du donjon du château de Crussoc. C'est le château qu'on voit depuis mon nouveau bureau. Et qui domine la ville de Valence, accessoirement. La curiosité m'a fait naturellement gravir l'éperon rocheux sur lequel il se dresse pour voir de quoi il retourne. Bon hé ben franchement d'en bas on n'imagine pas un tel enchevêtrement de passages, de pièces, de remparts, surtout qu'il est assez bien conservé. Une vrai petite ville où je me plais à laisser mon imagination vaquer à ses occupations, comme elle sait si bien le faire.
Je resterai toujours fasciné par ces monuments énormes qu'ont bâti ceux d'avant. Ça me laisse sans voix. L'énergie et la volonté nécessaire pour édifier un ouvrage de cette importance au sommet d'un pic rocheux invite immédiatement à un sentiment de profond respect. C'est franchement autre chose que du T-Palm!
Sur ces réflexions architecturales je vous laisse jusqu'au prochain billet, sans toutefois être certain qu'il arrivera rapidement.
1. le donjon du château de Crussol
2. chemin de ronde
3. clin d'oeil à Sarouze!
4. Welcome to Valence
J'ai redécouvert avec plaisir les sensations familières et excitantes liées à quelque chose que tout le monde a connu une fois dans sa vie au moins, l'arrivée dans l'inconnu. Les premiers réflexes, s'orienter, absorber l'endroit, repérer les bons plans et basculer dans un état d'esprit éveillé, ouvert et attentif. Se balader, se perdre, fouiner à la recherche de la vibration cette ville nouvelle, la taquiner, voir ce qu'elle a dans le ventre. L'apprendre.
Les réponses ne sont pas convaincantes, dans un premier temps. On se fait toujours une idée fausse d'un endroit tant qu'on y a pas mis les pieds et forcément, on l'idéalise. Et ça je l'avais un peu oublié. Mais au fur et à mesure se révèle un potentiel qui me donne encore plus faim. C'est vrai que le soleil et la température clémente pour la saison (de mon point de vue) aiguisent l'appétit.
Une amie me disait "Ha ouais tu vas habiter en France… Tu vas voir, il faut gratter un peu pour trouver, mais il y a des gens bien." J'ai commencé à gratter Mascha et tu n'as pas tort, ça se vérifie!
Puis mine de rien la région est pas dégeulasse. Je traverse le Rhône (via le pont Mistral, ça ne s'invente pas) et je suis en Ardèche, le parc naturel du Vercors est à l'opposé, à 20 minutes de voiture... Il y a pire! Tout ça nous promet des belles randonnées le week-end, c'est certain.
Une belle région et un beau patrimoine également. D'ailleurs je suis à l'instant (cette après-midi en fait, lors d'une balade) dans la salle du donjon du château de Crussoc. C'est le château qu'on voit depuis mon nouveau bureau. Et qui domine la ville de Valence, accessoirement. La curiosité m'a fait naturellement gravir l'éperon rocheux sur lequel il se dresse pour voir de quoi il retourne. Bon hé ben franchement d'en bas on n'imagine pas un tel enchevêtrement de passages, de pièces, de remparts, surtout qu'il est assez bien conservé. Une vrai petite ville où je me plais à laisser mon imagination vaquer à ses occupations, comme elle sait si bien le faire.
Je resterai toujours fasciné par ces monuments énormes qu'ont bâti ceux d'avant. Ça me laisse sans voix. L'énergie et la volonté nécessaire pour édifier un ouvrage de cette importance au sommet d'un pic rocheux invite immédiatement à un sentiment de profond respect. C'est franchement autre chose que du T-Palm!
Sur ces réflexions architecturales je vous laisse jusqu'au prochain billet, sans toutefois être certain qu'il arrivera rapidement.
1. le donjon du château de Crussol
2. chemin de ronde
3. clin d'oeil à Sarouze!
4. Welcome to Valence
mardi 26 octobre 2010
That's it that's all, i'm finally back home
Matin brumeux. Les vaches sortent de leur torpeur. Les bouquets d'arbres jouent à cache-cache avec les prés. Le soleil risque un timide clin d'oeil, rassurant. Tout n'est pas figé pour de bon. Ce matin qui défile sous les fenêtres de mon train de rapatriement me fait du bien. Ce n'est évidemment pas le train prévu, mais qui a dit que tout allait bien en France? Je me réhabitue tranquillement aux paysages européens. Des collines, plus de plaines. Des grands feuillus bien gras, plus ces maigres arbres torturés. Une vieille grange abandonnée, des vaches noires et blanches, des piquets de clôtures grossièrement taillés. Ca sent bon la terre tout ça, mîldiou!
...
Paris, encore. Du bruit, du monde. Beaucoup de gens qui ne pensent qu'à eux-même. Ca fourmille gare de l'Est, un essaim gare du Nord. J'ai l'impression de flotter sur cette mer humaine, malgré mes bagages qui abrutissent mes bras et mes épaules. Hey, un train Bruxelles-Midi, hourra! C'est donc s'il vous plaît par la capitale que j'entrerai en chair et en os dans mon pays. Et non pas par Namur, autre capitale, comme prévu. Puis c'est mieux comme ça. C'est quand même plus classe de rentrer par Bruxelles que par la ville où nos politiques wallons se masturbent régulièrement les neurones. Enfin... Il fait plein soleil maintenant et après ces jours de grisaille strasbourgeoise, ça fait du bien.
...
Je repense à ces quelques jours passés en Alsace. Ca m'a vraiment fait du bien de me retrouver en Europe avec cette ostie d'gang de québécois là! De ce fait la transition a été plus douce, plus facile, plus amusante mais aussi et surtout plus enrichissante. Encore. Ce fut vraiment de bons moments passés avec des personnes qui valent vraiment la peine d'être connues. Je le referai sans hésiter. Et les reverrai tous avec un immense plaisir. A bientôt chers biertrotters!
...
Voilà, un autre train, une autre gare. Mais celle-ci m'est familière. Wagons tagués, abords négligés, nous sommes bien à Brussel-Zuid. Par chance je n'ai pas attendu trop longtemps la correspondance pour Liège et après m'être installé, je constate avec amusement qu'il commence juste à pleuvoir! Lors de mes quelques voyages, à chaque fois que je suis rentré au pays, il a toujours plu. J'aime imaginer que c'est la manière qu'a mon pays de souhaiter la bienvenue à ses ressortissants qui rentrent chez eux après un voyage. Et c'est pour ça qu'il pleut pas mal chez nous en fait. Avec cette pluie, ça y est, cette fois je suis donc bien rentré!
Bonjour Belgique!
...
Paris, encore. Du bruit, du monde. Beaucoup de gens qui ne pensent qu'à eux-même. Ca fourmille gare de l'Est, un essaim gare du Nord. J'ai l'impression de flotter sur cette mer humaine, malgré mes bagages qui abrutissent mes bras et mes épaules. Hey, un train Bruxelles-Midi, hourra! C'est donc s'il vous plaît par la capitale que j'entrerai en chair et en os dans mon pays. Et non pas par Namur, autre capitale, comme prévu. Puis c'est mieux comme ça. C'est quand même plus classe de rentrer par Bruxelles que par la ville où nos politiques wallons se masturbent régulièrement les neurones. Enfin... Il fait plein soleil maintenant et après ces jours de grisaille strasbourgeoise, ça fait du bien.
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Je repense à ces quelques jours passés en Alsace. Ca m'a vraiment fait du bien de me retrouver en Europe avec cette ostie d'gang de québécois là! De ce fait la transition a été plus douce, plus facile, plus amusante mais aussi et surtout plus enrichissante. Encore. Ce fut vraiment de bons moments passés avec des personnes qui valent vraiment la peine d'être connues. Je le referai sans hésiter. Et les reverrai tous avec un immense plaisir. A bientôt chers biertrotters!
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Voilà, un autre train, une autre gare. Mais celle-ci m'est familière. Wagons tagués, abords négligés, nous sommes bien à Brussel-Zuid. Par chance je n'ai pas attendu trop longtemps la correspondance pour Liège et après m'être installé, je constate avec amusement qu'il commence juste à pleuvoir! Lors de mes quelques voyages, à chaque fois que je suis rentré au pays, il a toujours plu. J'aime imaginer que c'est la manière qu'a mon pays de souhaiter la bienvenue à ses ressortissants qui rentrent chez eux après un voyage. Et c'est pour ça qu'il pleut pas mal chez nous en fait. Avec cette pluie, ça y est, cette fois je suis donc bien rentré!
Bonjour Belgique!
vendredi 15 octobre 2010
première étape du voyage de retour
Montréal, 13 octobre, 20h58'
Voilà. J'ai laissé mes chums d'ici il y a un peu plus d'une heure. Quelques dernières jokes puis ça y est. Drôles de moments. Pas très doué pour ça, une poignée de mains, des grosses tapes dans le dos, des accolades. Et la certitude d'avoir laissé des amis.
L'attente dans les aéroports m'est personnelllemnt souvent désagréable. Il y fait trop chaud, étouffant bien que ça pue l'airco. Puis cette fois-ci je suis entourés d'une masse d'européens. Des touristes pour la plupart. Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait chier. Ca me dérange. Comme si tous ces gens ne pouvaient pas comprendre la dimension de mon retour.
Et comble de l'horreur ils ne passent même pas la game des Canadiens à la télévision. Allez, coretch! Dans une bonne dizaine d'heures la première étape du voyage sera faite!
TGV, 14 octobre, 15h20'
Maudit trajet! Déjà qu'on s'est tapé "Twilight Eclipse" et "Lettres à Juliette" dans l'avion, il faut en plus que ces maudits français chialent comme des bébés car ils ne comprennent pas que si ils ne bossent pas 2 malheureuses petites années de plus dans leur vie ils foutent le pays en faillite. Et pour faire bien comprendre à tous le monde qu'ils sont des grosses feignasses, ils grèvent! Ben oui, vu que le foot c'est plus trop ça, on s'est trouvé un nouveau sport national!
Résultat 1 train sur 1000 roule. Du coup obligé de se taper Paris Gare de l'Est en RER surchargé (tu parles d'un premier contact avec l'Europe) pour finalement être obligé d'acheter une place en première classesur un TGV allemand. En plus ils ont poussé le vice jusqu'à nous faire une petite alerte à la bombe à l'aéroport, non mais!
Ces trains sont tellement pleins qu'il ne reste que de la première classe disponible... Paris-Strasbourg à 120€ c'est quand même un peu cher à mon goût! Par contre le truc qui me fait plaisir c'est de se dire qu'on va passer les 2h30' suivantes dans un quasi canapé, après les 7h de vol Airtransat et un trajet en RER debout, c'est pas pire!
Puis j'apprécie la cocasserie d'être en t-shirt, mal rasé, mes grosses chaussures de rendo aux pieds (économie de kilos dans la valise) et mes deux chapeaux sur la tête parmis ce banc de requins de la finance guindés dans leurs 3 pièces, en train de vendre 6 tonnes de soja à Taïwan sur leurs laptops derniers cris. Et qui prennent le TGV première classe comme on prend le bus. Perso cette situation me fait assez rire! Le MUST c'est le conducteur du train qui nous souhaite la bienvenue à bord, fier de son accent bavarois!
"Always look at the bright side of life"
PS: Sinon bien arrivé à Strasbourg, déjà quelques belles découvertes brassicoles!
Voilà. J'ai laissé mes chums d'ici il y a un peu plus d'une heure. Quelques dernières jokes puis ça y est. Drôles de moments. Pas très doué pour ça, une poignée de mains, des grosses tapes dans le dos, des accolades. Et la certitude d'avoir laissé des amis.
L'attente dans les aéroports m'est personnelllemnt souvent désagréable. Il y fait trop chaud, étouffant bien que ça pue l'airco. Puis cette fois-ci je suis entourés d'une masse d'européens. Des touristes pour la plupart. Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait chier. Ca me dérange. Comme si tous ces gens ne pouvaient pas comprendre la dimension de mon retour.
Et comble de l'horreur ils ne passent même pas la game des Canadiens à la télévision. Allez, coretch! Dans une bonne dizaine d'heures la première étape du voyage sera faite!
TGV, 14 octobre, 15h20'
Maudit trajet! Déjà qu'on s'est tapé "Twilight Eclipse" et "Lettres à Juliette" dans l'avion, il faut en plus que ces maudits français chialent comme des bébés car ils ne comprennent pas que si ils ne bossent pas 2 malheureuses petites années de plus dans leur vie ils foutent le pays en faillite. Et pour faire bien comprendre à tous le monde qu'ils sont des grosses feignasses, ils grèvent! Ben oui, vu que le foot c'est plus trop ça, on s'est trouvé un nouveau sport national!
Résultat 1 train sur 1000 roule. Du coup obligé de se taper Paris Gare de l'Est en RER surchargé (tu parles d'un premier contact avec l'Europe) pour finalement être obligé d'acheter une place en première classesur un TGV allemand. En plus ils ont poussé le vice jusqu'à nous faire une petite alerte à la bombe à l'aéroport, non mais!
Ces trains sont tellement pleins qu'il ne reste que de la première classe disponible... Paris-Strasbourg à 120€ c'est quand même un peu cher à mon goût! Par contre le truc qui me fait plaisir c'est de se dire qu'on va passer les 2h30' suivantes dans un quasi canapé, après les 7h de vol Airtransat et un trajet en RER debout, c'est pas pire!
Puis j'apprécie la cocasserie d'être en t-shirt, mal rasé, mes grosses chaussures de rendo aux pieds (économie de kilos dans la valise) et mes deux chapeaux sur la tête parmis ce banc de requins de la finance guindés dans leurs 3 pièces, en train de vendre 6 tonnes de soja à Taïwan sur leurs laptops derniers cris. Et qui prennent le TGV première classe comme on prend le bus. Perso cette situation me fait assez rire! Le MUST c'est le conducteur du train qui nous souhaite la bienvenue à bord, fier de son accent bavarois!
"Always look at the bright side of life"
PS: Sinon bien arrivé à Strasbourg, déjà quelques belles découvertes brassicoles!
mercredi 13 octobre 2010
Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, ... je serai dans l'avion!
Bien, this is it.
A quelques heures (déjà!) de mon départ, j'avais envie d'écrire quelques chose ici.
Dire merci aux lecteurs qui m'ont suivi et qui ont apprécié mes mots. Et je me dois de donner une dimension internationale au mot "lecteur". Grâce a de magnifiques outils technologiques j'ai pu remarquer qu'on lisait mes propos depuis bien des endroits sur terre.
Allez, en vrac:
Belgique (évidemment), Canada (re-évidemment), France, Angleterre, Danemark, USA, Allemagne, Algérie, Slovaquie (c'est Halak, certain!), Pologne, Russie, Chine, Emirats Arabes Unis, Afrique du Sud, Brésil, Indonésie, Mexique, Yémen, Espagne, Tunisie, Burundi, Corée du Sud, Suisse... Pas mal hein! J'aimerais quand même savoir qui me lit depuis des pays où je ne connais personne! C'est étrange comme sensation, et excitant à la fois!
Enfin bref, on s'en fout un peu de savoir qui me lit. L'important c'est que cette année a été géniale. Je ne regrette absolument pas de l'avoir fait, ce pas vers l'étranger. Bon j'avoue mon seul regret serait de ne pas l'avoir fait plus tôt! Merci à toutes les personnes qui m'ont permis de vivre cette expérience plus qu'enrichissante. Merci aux personnes rencontrée ici d'être si ouvertes et juste elle-même. Merci aux amitiés qui sont nées ici. Merci aux personnes qui m'ont encouragé et soutenu, qui malgré la distance ont été là quand il fallait.
Je dis au revoir ici et bonjour là bas. Au revoir, à bientôt pour certains, vous savez que vous êtes les bienvenus chez nous. Bonjour dans quelques heures, jours, de l'autre côté de la grande flaque. Je m'en vais boire l'apéro à Strasbourg puis je serais de retour, je serais là.
Don't be sad it ends, be glad it happens
jeudi 7 octobre 2010
inspiration royale
Plénitude. Inspiration, expiration. Bouffée d’air frais. Une respiration qui sent bon le bonheur, la satisfaction. Il n’en faut pas beaucoup pour atteindre cet état. Depuis quelques jours une envie irrésistible de ma balader en forêt, de préférence avec cette bonne vieille Miki dans les bois du Boubou, m’a surpris. A défaut de Miki et de Boubou, j’ai opté pour mon vélo et le Mont Royal.
La journée est superbe, juste ce qu’il faut de vent, de soleil et de nuages. Et toutes les odeurs attendues sont au rendez-vous. Feuilles mortes, boue fraîche, écorces humides. Après 2 heures d’efforts, j’ai parcouru presque tous les chemins et sentiers du mont. La visibilité qu’offre la pureté de l’air aujourd’hui m’a permis de voir au loin les premiers monts des Laurentides au nord, le Lac des Deux-Montagnes à l’ouest. Les montérégiennes apparaissent au sud et à l’est on voit les îles qui s’entrelacent à hauteur de Boucherville.
Ca doit être la quinzième fois cette année que je monte jusqu’ici et je ne me lasse pas de cette vue, de cet environnement, de cette ambiance. En imaginant cette vue vierge de toute empreinte humaine, on comprend aisément pourquoi Cartier appela cette protubérance tectonique Mont Royal. Des forêts à perte de vue, des centaines de milliers d’arbres, un silence quasi religieux… Et quand je dis à perte de vue, ce n’est pas une image. En y réfléchissant bien, je ne pense pas qu’en Belgique il y ait un endroit qui offre pareille profondeur panoramique. Les polders peut-être. Et encore.
Devant cette immensité on comprend l’engouement et l’affection que les montréalais portent à « la montagne » comme ils se plaisent à l’appeler. Il faut voir comme ils l’entretiennent, la bichonnent. S'ils pouvaient ils la passeraient au simonish j’en suis sûr. C’est leur bébé. Ou leur grand-père c’est selon. Conscients de cette perle ils ont érigés le parc au statut d’« Arrondissement historique et naturel » en 2005. Toute une promotion pour une colline hein ! Il y a aussi cette règle urbanistique qui interdit à Montréal toute construction dépassant en altitude le somme du mont. Classe non ?
C’est un lieu de détente, de loisirs, de paix en pleine cité où l’on échappe aux turpitudes et à l’agitation de la vie urbaine. Moments d’évasion et de calme. Je suis persuadé qu’un tel lieu contribue à entretenir cet esprit zen et ouvert qu'ont les montréalais dans la vie de tous les jours. Véritable terrain de jeu sportif également on peut y pratiquer suivant les saisons la course à pied, le vélo et le vélo de descente, le yoga, participer à des jeux de rôles, y faire de la raquette, de la luge, du ski de fond et du patin à glace.
Ce n’est certainement pas un hasard si le nom de la capitale économique québécoise est en lien direct avec la montagne. Le Mont Royal de part ses charmes envoûte, interpelle, ensorcelle et je ne suis ni le premier, ni le dernier a y avoir succombé.
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